Pendant cette période difficile, austère et incertaine, Vincent ne cesse de décrire et surtout de dessiner ce décor lugubre et les mineurs écrasés de misère. Le dessin d'atmosphère l'emporte en lui sur l'apostolat : " J'ai griffonné un dessin qui représente des charbonniers, sclôneurs et sclôneuses allant à fosse le matin dans la neige sur un sentier le long d'une haie d'épines, des ombres qui passent, vaguement discernables dans la lueur de l'aube. " " Le dessin est le fondement de tout, écrit aussi Van Gogh. Je me suis beaucoup retenu et limité au dessin précisément parce que je connais tant d'histoires tristes de gens qui s'y sont jetés étourdiment, cherchaient du côté du procédé et se réveillaient désillusionnés, sans avoir progressé d'un pouce, et s'étaient endettés jusqu'au cou par les choses coûteuses qu'ils avaient gâchées. Dès le début, j'ai eu peur, j'ai frémi de cela, j'ai considéré le dessin et le considère encore comme le seul moyen de ne pas partager ce sort. Et j'en suis venu à aimer le dessin au lieu de le considérer comme un poids. "

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