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Objectif : Persépolis
A la fin de l’année 331 av JC, Alexandre se met en route pour Persépolis
et après avoir vaincu les places fortes qui se trouvaient le long de
la route, arrive en janvier 330 devant les portes de la citadelle. Il y entre
sans rencontrer de résistance grâce à l’alliance avec
le perse Tiridatès qui lui avait promis la ville. Les troupes macédoniennes
se livrent au pillage de la prestigieuse ville, les hommes sont massacrés,
les femmes réduites en esclavage.
Après Persépolis, c’est au tour de Pasargades de tomber
aux mains des macédoniens. L’ancienne capitale perse, située
à 40 kilomètres de Persépolis, a été construite
par Cyrus, après sa victoire sur les Mèdes.
La fin de Darius
Depuis sa défaite de Gaugamèles, Darius s’est réfugié
dans les montagnes de Médie, à Ectabane. De là, il tente
de rassembler une armée avec les derniers partisans qui lui restent,
mais Bessos, le satrape de Bactriane, fomente un complot contre lui et en juillet
330, le fait assassiner à l’approche d’Alexandre. Ce dernier
le voir mourir dans ses bras et il profite de l’occasion pour affirmer
son autorité royale en se lançant à la poursuite du régicide.
La vengeance de Darius
Darius mort, Alexandre est considéré par la majorité de
la noblesse perse comme le nouveau roi de Perse. Il adopte par ailleurs les
coutumes achéménides, s’entoure d’un harem de 365
concubines et utilise même le sceau de Darius. Il n’en n’oublie
pas pour autant sa « vengeance » et reprend sa route vers l’Est,
au printemps 329, pour « venger Darius » en tuant Bessos. Il parcourt
la vallée du Panshir (Afghanistan actuel) et rejoint la Bactriane où
finit l’équipée de Bessos. Le rebelle est alors torturé
avant d’être jugé à Ectabane. Au cours des années
suivantes, Alexandre étend son empire aux régions de Bactriane
et de Sogdiane et au printemps 327 av JC, il se met en route vers l’Indus.
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